Patrice Palacio - Galerie Nuance - Vide Matière Lumière

Mis à jour : 3 oct. 2020

Quand la vision devient lecture ou comment la simplicité rayonne la complexité


Que sait-on du réel et quel est le rôle de l’esprit dans notre conception du réel ?

Sa perception nous mène-t-elle à sa connaissance ou bien percevoir c’est déjà connaître…


Ce tableau donne à voir un paysage de forêt, un sous-bois, simple en apparence. Si l’on regarde attentivement, une multitude de détails apparaissent, révélant toute la complexité de l’image. Ces détails sont des rehauts de blanc, les vides font apparaître des troncs, des branches, l’écorce, le feuillage….

En se rapprochant, on va s’apercevoir que ces détails sont des signes, des idéogrammes – ils forment une écriture rendant la surface picturale abstraite. Là, le trouble s’installe. Plus on s’approche, plus on perd ce que l’on s’attendait à voir. Les feuilles, la mousse, les troncs, disparaissent, se fondent en un monde fait de vide où les contours des formes ont disparu, ne laissant pour tout effet que des touches de peinture blanche ressemblant à des lettres d’un alphabet inédit.


La simplicité apparente de l’image a fait place à une complexité de la forêt dense qui se retrouve un peu plus tard réduite à des taches simplistes qui fondent en nous, regardeur, une complexe perplexité car on est déçu et interloqué par ce changement d’échelle brutal que l’on n’attendait pas.


Repoussé littéralement loin du tableau par la sensation de l’étonnement, on cherche, en reculant, à retrouver l’endroit du regard où tout a basculé. Sauf que maintenant, cette vision de signes radicaux est imprimée dans notre cerveau, l’écriture semble constituer tout le tableau. A nouveau à distance, nous ne voyons plus les signes dans leur singularité et leur agencement par rapport aux espaces vides provoquent la lecture. L’information et les sensations s’organisent, faisant appel à la mémoire, à ce que l’on connaît déjà, pour donner du sens à ce que l’on voit : une myriade de ces signes qui à nouveau se dissimulent dans l’image de la forêt. La forêt, lieu mystérieux et fantasmé où tout est là sans qu’on le voie vraiment, tapi dans l’ombre, prêt à surgir.


Ainsi, notre cerveau recompose l’image par des allers-retours permanents entre le simple et le complexe. La perception donne de la matière à l’intellection mais ne se confond pas.

Serait-il possible alors qu’une partie du réel échappe totalement à notre perception…


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